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jeudi 6 août 2020

ASSASSINAT de Angélique HENNOTEL - 11 Ventose An III – 1er Mars 1795

Il y a quelques jours, m’enfonçant avec délice dans le temps, me voici arrivée en pleine révolution, à l’époque où les dates ne sont plus celles que l’on connaît et où la France vit une grande instabilité. Cela se ressent au niveau des registres qui ne sont plus tenus par les prêtres mais par les maires des communes.

On peut y découvrir que les hommes et les femmes sont redevenus à l’état primaire de « femelle » et « mâles » sur certains registres, mais deviennent des citoyens de la grande et jeune nouvelle République Française.

Si au temps des registres tenus par les prêtres il n’est pas rare de lire des récits sur la vie quotidienne des français, le climat… la révolution nous apporte son lot de nouveautés, et c’est ainsi que j’ai découvert un récit très détaillé digne d’une enquête policière à la suite de la découverte du corps d’une femme assassinée au Forest (devenu Leforest) dans le Pas de Calais. Nous sommes le 11 Ventose An III, soit le 1er Mars 1795.

 

Et voici la teneur des huit pages du registre :

Aujourd’hui onzième jour du mois de ventose, l’an troisième de la république française, une et indivisible à huit heures du matin pardevant moi pierre louis Maillard, membre du conseil général de la commune du forest département du pas de calais, élu pour recevoir les actes destinés à constater la naissance, les mariages et le décès des citoyens sont comparus en la maison commune le citoyen pierre andré Boucher premier assesseur du juge de paix du canton de l’humanité section deuxième agé de cinquante neuf ans demeurant à Courriere lequel assisté de pierre Doignies, Maire du forest département du pas de calais agé de trente neuf ans, lesquels ont déclaré à moi pierre louis Maillard qu’ayant été instruit

Que angélique hennotel agée de quarante quatre ans, domiciliée à ostrevent district de lille, département du nord avait été hier trouvée morte dans le canton nommé les patures sur une piece de terre occupée par jean françois Decloquement, territoire du forest, ils s’étaient transportés sur le lieu susdit et y avaient redigé le procès verbal dont la teneur suit :

Ce jourd’hui dix ventose troisieme année republicaine cinq heures de l’après midi nous pierre andré Boucher premier assesseur du juge de paix du canton de l’humanité faisant les fonctions de juge de paix pour sa mort, sur l’avis à nous donné par le citoyen Silvin Miquet agent national de la commune du forest, qu’il s’était commis ce jourd’hui sur le territoire du forest un assassin étant accompagné du citoyen pierre françois Doignies Maire, Louis Carpentier officier municipal dont nous avons requis l’assistance à effet d’etre en leur présence procédé aux opérations dont nous leur avons fait connaître l’objet et du citoyen jean baptiste Dubois, officier de santé demeurant à la commune d’Evin aussi requis de se trouver audit lieu pour y visiter le cadavre, lequel officier de santé a prêté en nos mains le serment de proceder en son ame et conscience à ladite visite et de declarer la vérité, nous nous sommes transportés au canton ci avant rappelé où nous y avons trouvé trois gardes nationales dudit forest lesquels nous ont conduit quatre cinq pas plus avant en donnant sur le bois dudit forest jusqu’à l’endroit où était déposé le corps mort que nous avons trouvé sur une pièce de terre occupée par  

lesquels nous ont conduit quatre cinq pas plus avant en donnant sur le bois dudit forest jusqu’à l’endroit où était déposé le corps mort que nous avons trouvé sur une pièce de terre occupée par 

jean françois Decloquement dudit lieu, où etant y avons trouvé une femme morte le dos sur terre, les yeux vers le ciel avec ses mains sur la poitrine vetu d’un jacquotin commun, un mouchoir, trois jupes, une chemise, une paire de bas noirs, une paire de souliers avec des boucles, des poches de toiles dans lesquelles y avons trouvé un porte feuille rempli de cinquante sols en micquat, vingt deux sols trois deniers en numéraire, un dès à coudre, un passe-port appartenant audit cadavre, un billet pour acheter huit cent de bouchons, un autre pour deux livres de sucre candi, deux livres de muscade et la pesenteur de deux livres de cannelle à côté dudit cadavre, un mouchoir fond bleu avec quelques tartines, en conséquence avons interpellé lesdits maire, officiers municipaux et agent national de nous déclarer s’ils connaissaient le cadavre auquel ils ont répondu qu’elle s’appelait angélique hennotel, ménagere domiciliée à ostricourt, ensuite de ce avons requis ledit jean baptiste Dubois officier de santé d’en faire la visite à l’instant 

à quoi procédant, ledit Dubois a remarqué q’icelui cadavre avait reçu vingt deux coups dont huit sur la partie latérale de la tête droit et gauche quatre sur la partie posterieure de l’occipital, cinq sur la partie postérieure du crâne, les cinq autres sur le pariétau dont il y avait quinze coups penétrans jusque dans la capacité de cerveau suivis de plusieurs fractions des os de la tête, desquels coups ledit Dubois l’a jugé morte et l’instrument auquel il a remarqué qu’elle a eu les coups était un instrument tranchant. En conséquence est attendu que la cause de sa mort est connu, nous assesseurs susdits avons apposé nos scellés sur le front dudit cadavre sur deux bandes de papier et avons fait 

conduire ledit cadavre à la maison commune dudit forest et déclarons que rien ne s’oppose à ce que ledit corps ne fut inhumé suivant les formes ordinaires dont est de tout ce que dessus.

D’après la lecture de ce procès verbal que les citoyens pierre andré Boucher et pierre Doignies ont déclaré être conforme à la vérité, je me suis sur le champs transporté à la maison commune du forest où était déposée ladite angélique hennotel, je me suis assuré du décès et j’en ai dressé le présent acte que pierre andré boucher et pierre Doignies ont signé avec moi.

Fait en la maison commune du forest les jour, mois et an cy-dessus.


J'ai procédé à la traduction de l'acte et j'ai reçu l'aide d'un groupe très sympathique et actif sur Facebook aidant à la traduction d'actes relevant de la paléographie que je vous recommande (je remercie tout particulièrement Auré Lie du groupe) et dont voici l'adresse : 

https://www.facebook.com/groups/paleographie/?multi_permalinks=1635534449953290&comment_id=1635566246616777&notif_id=1596635476366431&notif_t=feedback_reaction_generic&ref=notif


mercredi 1 mai 2019

Belle fête du 1er mai !

Je souhaite à Toutes et Tous une bonne fête du 1er mai !

Un peu d'histoire :
La fête du muguet, et du 1er mai, trouve ses racines chez les Celtes. Cette date marquait la fête de Beltaine : elle déterminait le passage de la saison sombre à la saison claire, la reprise de la chasse, de la guerre.


En France, on raconte que le 1er mai 1561, le roi Charles IX ayant reçu ce même jour un brin de muguet en guise de porte-bonheur, décida d’en offrir chaque année aux dames de la cour.
Le muguet symbolise aussi l'amour comme nous le montre cette jolie carte postale envoyée en 1916.


C'est le 1er mai 1886 qu'elle devient la fête du travail par l'action du monde ouvrier américain, et comme toute fête revendicative, elle sera entachée par le sang le 4 mai.

En France, il faut attendre trois ans de plus pour que le congrès de la IIe Internationale socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du 1er mai une "journée internationale des travailleurs". Le muguet est abandonné, l'églantine fait son apparition. En 1891 à Fourmies dans le Nord une manifestation dégénère, une jeune femme est tuée par les forces de police.
En 1919, le 23 avril exactement, enfin, après un long combat des ouvriers, le Sénat ratifie la loi instaurant la journée de huit heures. et exceptionnellement, pour célébrer cette avancée, la haute Assemblée déclare le 1er mai 1919 journée chômée.


Mais c'est le tristement "Régime de Vichy" qui rendra le 1er Mai jour férié.

Le saviez-vous ?
Le muguet était aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, présente en Europe depuis le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes lui accordaient des vertus porte-bonheur


Je préfère continuer de célébrer l'origine de la fête des Celtes dans la joie et le renouveau du printemps et je partage donc avec vous ce petit bouquet porte bonheur


dimanche 10 mars 2019

CATASTROPHE DE COURCELLES LES LENS 31 Juillet 1929

A la mort de ma grand mère née en 1906, nous avons récupéré de vieux documents que je garde bien précieusement comme le cahier d'école de mon grand père (comme il écrivait bien et sans faute !), un cahier de recettes de cuisine de ma grand mère et sans doute ce qui fut le plaisir de leur jeunesse, de nombreuses partitions de chansons.
Ma surprise fut grande de trouver au milieu de toutes ses partitions une chanson faite en l'honneur des victimes de la catastrophe minière de la ville où j'ai grandi Courcelles lez lens.
Ma grand mère était lampiste à l'époque de cette catastrophe qui a fait 8 victimes et elle m'avait souvent raconté avec un tremblement dans la voix que les corps avaient été remontés et déposés à la lampisterie et qu'elle les avaient vus noirs, recroquevillés. Toute sa vie elle a gardé cette image dans sa mémoire.
Après quelques recherches sur internet j'ai pu retrouver quelques documents sur cette catastrophe qui s'est déroulée le 31 Juillet 1929. J'ai retenu surtout deux sites qui en parlent le mieux dont celui de Courcelles les lens, bien sur. Je me suis inspirée d'eux pour faire cet article et y insérer des photos, ainsi que la partition de cette chanson.

Voici tout d'abord l'adresse de ces deux sites :


sur ce site vous trouverez les actes de décès des 8 victimes



Sur ce site vous trouverez des photos ainsi que l'historique de la ville.


Le samedi 31 Juillet 1929, une explosion eut lieu à la fosse 7bis et huit mineurs furent tués. A l'époque 300 ouvrirers y travaillaient.
Selon les hebdomadaires de l'époque la fosse était réputée "grisouteuse" car cette fosse exploitait du charbon gras plus riche en gaz dangereux. Il y avait déjà eu deux autres accidents en 1885 et 1913. Mais malgré les précautions prises relatives à la sécurité (lampes électriques) les dangers d'explosion n'étaient pas encore totalement écartés.
Les premiers corps furent remontés vers 23 heures.



les victimes :

- Paul LETERNE, 30 ans, surveillant et boutefeu de l'équipe
- Pierre Joseph DEHAIES, 57 ans
- Charles LEFEBVRE, 51 ans
- Jean MAGYARD, 29 ans
- Victor ZEBROUCK, 55 ans
- Antoine et Joseph PIETEZYK, le père 44 ans, et son fils 21 ans
- François PITCHARSKI, 36 ans


Les funérailles eurent lieu le samedi 3 Août 1929 en présence d'une foule considérable, les cercueils étaient recouverts de fleurs.
A côté des drapeaux tricolores on pouvait voir les drapeaux écarlates des délégations syndicales ainsi que des bannières polonaises.
Sur les huit cercueils furent épinglées la Médaille d'Honneur du Travail.

Depuis le 31 juillet 2009, à l'occasion du 80ème anniversaire de la catastrophe, une stèle en l'honneur des mineurs disparus a été inaugurée.

 



lundi 16 juillet 2018

JEANNE TAVERNIER - 1873 - 1910



Au cours de mes recherches, j'ai découvert qu'une des soeurs de mon AGP Numa Tavernier, qui se nommait Jeanne, était très probablement décédée à l'Hôpital psychiatrique pour femmes de Bailleul (59).


Mais remontons le temps ....

Nous sommes en 1873, le 27 juin, mon AAGP Antoine Tavernier (z) et sa femme Virginie Fugère (Fougère) accueille dans leur famille à Raismes (59) une petite fille à qui ils donneront le prénom de Jeanne.






En 1894, le 25 novembre précisément Jeanne, âgée de 22 ans,  donne naissance,  au domicile de ses parents, à une petite fille, née enfant naturelle, qu'elle prénommera Carmenne.


Malheureusement comme c'est souvent le cas à l'époque, cette enfant décède trois jours après, le 28 Novembre 1894. C'est son père Antoine qui vient en faire la déclaration.

Jeanne se mariera le 13 janvier 1900 avec Arsène Dubar.



Ce n'est qu'en 1907 que je trouve trace d'un enfant né de cette union, le 1er janvier précisément, un petit garçon prénommé Raymond Antoine Louis, né à Raismes au domicile de ses parents Rue de St Amand.




C'est alors qu'au cours de mes recherches pour connaître si d'autres enfants étaient nés, je découvre une transcription du décès de Jeanne qui aurait eu lieu à Bailleul le 25 août 1910 en son domicile "momentané" Route d'Ypres. Elle avait 37 ans, et je trouve sur le registre de la ville de Bailleul, l'acte de décès de Jeanne où il est précisé "asile".




Bailleul est connu dans la région pour son très grand hôpital psychiatrique pour femmes et j'ai la confirmation que Jeanne y a passé ses derniers jours. 




Je poursuis mes recherches et je découvre qu'une thèse a été écrite sur cet hôpital par Sophie Richelle qui a pour titre "Les folles de Bailleul. Expériences et conditions d'internement dans un asile français 1880 - 1914 - Collection Cahier de l'UF n° 10 - 2014".



Je suis maintenant à la recherche de cette thèse uniquement disponible en Belgique et dont les frais de port sont aussi élevés que l'ouvrage !
Si vous en possédez un exemplaire, je serais heureuse que vous entriez en contact avec moi....





dimanche 15 juillet 2018

Joseph LAMANDIN (LAMENDIN) et Maria JURGAN (JURGAND)


Lorsque j'ai commencé à m'intéresser à la généalogie, mis à part les quelques renseignements donnés par mes parents et les documents (très peu) retrouvés, j'ignorais tout de mon passé. 
Je savais toutefois que les miens étaient surtout des mineurs de fond et que quelques uns venaient de Belgique autant du côté maternel que paternel. 

Alors avec le peu de dates que j'avais, j'ai écrit à la Mairie d'Hénin Liétard (Beaumont, je ne m'y ferai jamais) et j'ai eu l'immense chance que mon courrier ait retenu toute l'attention d'une personne intéressée par la généalogie.

Elle m'a donc envoyé tous les actes concernant les Lamandin - Lamendin vivant sur Hénin. 
Le premier que j'ai lu était l'acte de mariage de Joseph et Maria et ce fut le coup de foudre ! C'était il y a dix ans, depuis je ne leur ai plus lâché leurs mains, même s'il m'a fallu faire quelques pauses.

Avec lenteur et patience car c'est le plus grand atout des amateurs de généalogie que nous sommes, j'ai pu suivre le parcours de ce couple, aidée par les actes de recensement et les registres de l'époque dont je faisais revenir les microfilms aux AD de mon département d'adoption car à l'époque rien n'était en ligne.

Aujourd'hui c'est bien plus simple, et je ne vous cache pas que je passe des heures sur les sites officiels des archives de mes départements de naissance, le Nord et le Pas de Calais et sur les blogs des passionnés de généalogie et d'histoire.

Voici donc l'histoire (sans doute incomplète) de Joseph et Maria :


Joseph est un enfant né juste un peu avant le mariage de ses parents, le 16 Mars 1856, il est toutefois déclaré par son père Philippe qui épousera sa mère Aimée Aglaée le 16 juillet de la même année.
Un an plus tard, Aimée Aglaée décède, le 17 décembre 1857, après avoir mis au monde une petite fille nommée Aimée, qui ne survivra qu'une journée à sa maman.

Son père, Philippe, confie alors l'éducation de Joseph à ses grands parents maternels. Il grandit 58 Rue de Douai à Hénin Liétard (62). Enfant il jouera sans doute, si on lui en laisse le temps) avec une petite fille et ses frères, qui habitaient au n° 49 de la même rue, elle s'appelait Maria Jurgand.

Son père se remarie, il a d'autres enfants. et le temps passe......

Joseph est sans doute retourné vivre avec son père car on le retrouve au service militaire, incorporé au 1er RIMA de Cherbourg le 16 décembre 1877. Il progresse dans la hiérarchie militaire, il devient caporal puis sergent le 20 Novembre 1880.
Il est toutefois renvoyé dans ses foyers le 8 mai 1881 après le décès de son père, devenant ainsi "aîné d'orphelin".

En 1881, le 23 juillet, Joseph épouse la petite Maria avec qui il avait déjà eu un enfant, Joseph, né le 13 Juin 1878, il le reconnait au mariage et lui donne son nom, cet enfant a du être conçu juste avant son départ au service militaire ce qui n'était pas rare à l'époque. 

Il vivra avec Maria jusqu'en 1888 à Hénin Liétard où il travaillera dans les mines. Avec elle il aura 5 autres enfants :

- La petite Maria, naît le 3 janvier 1882. Malheureusement elle décède prématurément le 14 Mai 1883 à 11 h du matin elle avait 17 mois. 

- Quelques heures plus tard, sa maman enceinte met au monde une autre petite fille qu'elle nommera également Maria, nous sommes le 15 Mai 1883, il est 7 h 00 du matin.  

- Aimé Philippe, mon arrière grand père, naît le 17 Juillet 1884.

- Zoé, naît le 30 Avril 1886, elle décédera à l'âge de 18 ans, en 1904 le 9 juillet.

- René, viendra au monde en 1887, le 20 décembre.

En 1888 le couple s'installe à Noyelles Godault. Malheureusement Maria de nouveau enceinte perdra son fils mort né, elle décède le même jour.
Nous sommes le 15 avril 1889.


Malgré ses charges de famille, à la mort de son père, en 1881, Joseph et Maria accueilleront chez eux le jeune frère de Joseph, Mathieu, né d'un second second mariage. il avait 6 ans.

Joseph ne restera pas veuf très longtemps, Il se remarie à Carvin avec Céline Marie Devigne déjà maman d'une enfant naturelle Madeleine qu'il ne légitimera pas, le couple fera d'ailleurs un contrat de mariage qui renseignement pris auprès du notaire "n'a pas été retrouvé". Ils auront une fille ensemble Yvonne.

Ils partent s'installer à Montigny en Gohelle où il décédera neuf ans plus tard le 3 Juin 1899. Il était tout juste âgé de 43 ans. 
Son frère Mathieu l'a rejoint, mais il décède lui aussi très prématurément en 1902 après tout juste un an de mariage, sans doute à cause de la tuberculose qu'il avait contracté durant son service militaire.

Son frère André était également à Montigny à cette époque.

A-t-il été heureux ? les archives ne nous le disent pas. Cette histoire nous rappelle combien leur vie était difficile. Je pense souvent à Maria morte en couches ou la mère de joseph, toutes ces femmes qui en donnant la vie perdaient la leur.

Sur les recensements de 1911. j'ai  retrouvé Céline toujours accompagnée de ses deux filles à Hénin Liétard, 

La généalogie est source de découverte et de surprises car grâce à Joseph et Maria, j'ai retrouvé une cousine, Sylvie Lamendin, descendante directe d'André ainsi que la descendante de Yvonne, la seule enfant issue du second mariage de Joseph avec Céline Devigne. Un grand moment d'émotion. Nous ne connaissions pas nos existences....

Du côté paternel j'ai très peu de photos, donc rien qui pourrait me donner une idée de cet AAGP. 
Mais il y a peu j'ai eu accès aux livrets militaires et j'ai découvert une description de cet homme. On pourrait presque en faire un portrait robot.

Il avait le visage large, les cheveux et sourcils noirs, ces yeux étaient gris, son front découvert, son nez fort, sa bouche petite, son menton rond.
Il mesurait 1 m 65 (il était à peine plus grand que moi, mais c'était normal pour l'époque).

Lors de mon retour dans le Pas de Calais il y a quelques années, j'ai cherché sa tombe, mais si j'ai retrouvé toutes celles des frères et soeurs de Maria (en majorité à Hénin) aucune trace de Joseph et Maria. 

Je pense que vous serez d'accord avec moi, il y a toujours dans nos arbres personnels des couples qui nous "parlent" plus. Pour ma part du côté paternel ce sont Maria et Joseph.





samedi 14 juillet 2018

LIVRET de FAMILLE de NUMA TAVERNIER et de MARIE CAUVIN mariés le 3 décembre 1896


Lorsque l'un des nôtres disparaît, il n'est pas rare de retrouver dans de vieilles boîtes en fer des petits trésors chers à leurs coeurs.
Il s'agit souvent de lettres, de photos, de petits bijoux sans valeur que celle des émotions qu'ils rappellent, et en général ces découvertes font le bonheur des généalogistes en herbe que nous sommes.
Nous en apprenons ainsi plus sur ce qui les a touchés et marqués.
Ce fut le cas au décès de ma grand mère Virginie Carpentier-Tavernier.
Nous avons retrouvé bien rangés quelques faire part de décès, des avis de journaux, le livret de famille de ses parents et le livret militaire de son père Numa Tavernier et bien sur des photos.
Vous les trouverez donc ici et qui sait, peut être en les croisant avec vos propres découvertes allons-nous nous découvrir des branches communes.






Ce livret de famille appartient à mes AGP Numa Tavernier et Marie Cauvin qui se sont mariés le 3 Décembre 1896 et ont donné naissance à 9 enfants dont 6 ont survécu.

Les voici d'ailleurs sur une photo que j'affectionne tout particulièrement. Ce portrait est resté dans le salon de ma grand mère durant toute sa vie, j'en suis maintenant la détentrice et il est parfaitement à sa place dans mon salon, il le restera jusqu'au bout de mon histoire et j'espère bien qu'il trouvera sa place dans la famille.
Sinon le numérique existe heureusement et il est bien archivé dans mes photos et sur ce blog
Mon AGM arbore avec fierté sa médaille de la famille nombreuse !


Vous les connaissez ? alors n'hésitez pas à me contacter !